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Conseil municipal spécial vidéosurveillance

Les caméras : un outil politique plus qu’une réponse

Le Conseil municipal spécial vidéosurveillance vient d’avoir lieu, au terme de la réflexion engagée le 24 juin par la journée d’audition des experts.

Celle-ci a d’ailleurs conforté les élus Verts dans leurs analyses et leurs propositions.

A ce Conseil Municipal, j’ai exprimé la position pragmatique des élus écologistes :

- Les Verts refusent l’implantation de caméras supplémentaires sur l’espace public ;

- En l’absence d’impact significatif du réseau en place, ils demandent l’arrêt des 17 caméras installées à ce jour sur l’espace public ;

- Ils réclament la mise en place d’un comité d’éthique pour la surveillance des caméras à fonction « utilitaire », privées ou publiques.

Le développement exponentiel de la vidéosurveillance sur la voie publique ne peut s’expliquer par son efficacité, qu’il s’agisse de dissuasion ou d’élucidation.
C’est un système coûteux, qui présente en outre le danger de se substituer à la présence humaine.
Pas plus qu’elles ne font diminuer la délinquance, les caméras n’atténuent pas le sentiment d’insécurité. Au contraire, elles le cristallisent.
Pour les élus Verts, la vidéosurveillance n’est donc pas la solution et il y a bien mieux à faire que de verser dans cette surenchère démagogique. Les Toulousains méritent mieux que d’être bercés d’illusions, mieux que de se voir assener une solution simple à un problème complexe.
J’ai donc appelé le Conseil municipal à cette exigence.

Car une alternative existe, une véritable coproduction de la sécurité, pragmatique et équilibrée, qui ne nie pas les individus. Elle repose sur quatre piliers :

- la prévention qui suppose de recentrer les missions de la police sur la lutte contre les crimes et délits (plutôt que sur des tâches inutiles comme les contrôles d’identité à tout va) et de redéployer les forces de l’ordre au profit des zones les plus touchées par l’insécurité ;

- la sanction qui doit être décidée par une justice indépendante et dotée de moyens suffisants ;

- la réinsertion, seule solution pour permettre une véritable sortie du monde carcéral ;

- mais aussi la dissuasion qui est avant tout le rôle d’une vraie police de proximité.

Voilà ce qui permettrait de répondre à ces enjeux, sans céder à la facilité, sans succomber au chant des sirènes.

La décision du Maire ne satisfait pas pleinement les élus Verts.
Cependant, de manière constructive, ils participeront à l’élaboration du diagnostic territorial de la sécurité pour porter des propositions plus efficaces que la vidéosurveillance.

Pour plus de détails sur ce Conseil Municipal et pour lire mon intervention : http://www.toulouse.elusverts.fr/spip.php?article487

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