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Convention d’Europe Ecologie à la Cigale : un travail de fourmi...

Convention interrégionale d’Europe Ecologie du 5 juin à Paris

La convention interrégionale d’Europe Ecologie qui s’est tenue ce samedi à Paris, à la Cigale, a démontré que le travail de structuration d’Europe Ecologie, était un véritable travail de fourmi…à poursuivre donc !

La journée a commencé par la synthèse des différentes contributions régionales. Cette matinée était révélatrice de l’utopie réaliste que nourrit le peuple écologiste.

Les conventions régionales du 8 mai ont été mobilisatrices : près de 3000 militants d’Europe Ecologie ont participé à ces débats.
Ces conventions régionales avaient été pensées comme un moment particulier de réflexion et d’échange sur l’écologie politique, et en cela, ont été riches.
Il en ressort que nous restons sur la poursuite de la dynamique des européennes avec l’idée d’un élan, d’une surprise, l’idée aussi que le plaisir était une donnée importante Enfin, le sentiment d’être porteur d’un espoir et d’une responsabilité.
Mais nous rencontrons aujourd’hui notamment le problème de la gestion du temps. Certains pensent que nous allons trop vite et que le processus ne pourra pas s’arrêter à la fin de l’année, d’autres pensent que ces débats sont trop lents, que les militants ont d’autres choses à faire que de pratiquer de l’introspection organisationnelle.
Chacun de ces groupes a raison me semble t-il. Le processus devra continuer après les Assises de l’automne. Mais nous devons nous mettre en ordre de marche pour nous adresser à la société et préparer les prochaines échéances.

En Midi Pyrénées nous avions bien résumé la teneur des débats régionaux :
un consensus se dégage non pas pour un type tranché d’organisation, mais sur une « manière de vivre l’action politique ». Une certaine souplesse est voulue, de sorte que la nouvelle structure devra permettre l’ouverture sur la société et donner à chacun et chacune une possibilité d’engagement à plusieurs niveaux : par exemple des militants prêts à s’investir dans la vie du mouvement et des sympathisants qui rejoindraient Europe Ecologie soit sur une thématique soit à l’occasion d’une lutte ou pour une élection.
Entre Les Verts et Europe Écologie, du point de vue des valeurs, du contenu à donner à l’écologie politique, on chercherait en vain des différences fondamentales et irréductibles !

Durant l’après-midi, la présentation des différentes pistes d’organisation politique montre rapidement le manque de maturation de notre vision de structuration et la poursuite du débat sur la forme concrète.
Le Vert Didier-Claude Rod exprime son projet de mouvement fédéral transitoire tandis que Marie Bové expose un projet de coopérative basée sur des groupes locaux autonomes. L’eurodéputé Jean-Paul Besset se prononce contre la double appartenance et pour la fusion entre les Verts et Europe Ecologie, même s’il dit entendre le besoin de transition.

Puis, dans un climat d’anxiété, le débat entre Cécile Duflot et Dany Cohn-Bendit débute.
Dany déroule et se met à plaider pour un conseil de l’éthique : « je veux une organisation où l’on parle dans ses mails comme on parle en public ! ». Mais Cécile Duflot a le bon goût de lui rappeler qu’il en serait lui-même exclu pour ses fréquents excès de langage… Daniel Cohn-Bendit avait déclaré que cette nouvelle organisation politique ne se ferait pas sans du « sang et des larmes ». Cécile Duflot a choisi de lui répondre samedi : « nous ne sommes pas obligés de passer non plus par du lait et du miel, une structure nouvelle sera forcément imparfaite ». Elle a néanmoins conclu son intervention sur une touche d’optimisme en déclarant qu’ « il ne peut y avoir de salut qu’ensemble », incitant tous les Verts à adhérer au processus d’Europe Ecologie.

Plus de neuf heures de débat ont eu lieu durant cette convention.

Il en ressort que nous sommes au milieu du gué.
La forme et le fond sont liés : l’organisation, le projet, les campagnes.
Nous devons être garant de l’unité du rassemblement pour ne pas désespérer l’espoir qui s’est levé depuis deux ans.
Nous le devons aux 4 millions de personnes, soit 15 % du corps électoral, qui ont voté au moins une fois pour Europe écologie en un an.
Nous sommes condamnés à réussir ce processus de structuration d’un grand mouvement de l’écologie politique capable de répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique, et de proposer une véritable alternative.

De l’audace, une bonne dose de courage, d’imagination, et de maîtrise de soi. Et l’intelligence collective sera fructueuse, j’en suis certain !

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