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De Cancun à Toulouse...

Edito de la lettre d’informations du groupe des élus Europe Ecologie - Les Verts de Toulouse et du Grand Toulouse - décembre 2010

Après l’échec de Copenhague il y a un an, la Conférence de Cancun sur le climat qui s’est ouverte doit permettre au processus de négociation des Nations unies de retrouver de la crédibilité.
Les écologistes souhaitent que les 190 pays qui se retrouveront prennent des engagements concrets et ambitieux. Il n’y a pas de fatalité de l’échec !

Aujourd’hui, un consensus sur la gravité de la situation se dégage, mais malheureusement les Etats ne sont pas au rendez-vous.
La prise de conscience des citoyens va plus vite que celle des responsables politiques, comme le confirment de récents résultats électoraux. Ils démontrent l’adhésion croissante aux positions écologistes dans le monde, que ce soit en Amérique, au Canada, en Colombie (un candidat écologiste au 2ème tour de la présidentielle), au Brésil (20% pour Marina Silva), en Nouvelle Zélande (premier maire écologiste de la capitale), au Japon (élection récente de la première maire écologiste), ou en Europe, avec la Suède, l’Angleterre, la France, l’Allemagne…
L’écologie politique est désormais reconnue comme une alternative crédible à l’horizon productiviste qui a inspiré l’organisation de nos sociétés - toutes couleurs politiques confondues- depuis la révolution industrielle.

La conscience monte que nous ne sommes pas confrontés qu’à un enjeu environnemental, et que le tarissement des ressources fossiles (notamment le pétrole) entraînera une hausse inéluctable du prix de l’énergie, qui pèsera fortement sur le niveau de vie, et en particulier celui des ménages les plus pauvres. L’enjeu est donc autant social qu’environnemental.
Pour être à la hauteur, et sans nous reposer uniquement sur l’issue du sommet de Cancun, c’est dès maintenant, à l’échelle de notre territoire, que doivent se concentrer nos efforts. A Toulouse comme au Grand Toulouse, il est donc nécessaire pour notre majorité de traduire nos ambitions en actes.

A cet égard, l’arrivée du tramway dans notre ville est une bonne nouvelle. Le choix de ce mode de transport, que les écologistes appelaient de leurs vœux depuis longtemps, aurait d’ailleurs dû s’imposer comme une évidence depuis de nombreuses années. Mais nos prédécesseurs ont préféré donner la priorité au métro, qui permet de ne pas agir sur l’espace public, et présente le coût d’investissement le plus élevé par kilomètre de réseau réalisé. Ainsi, en lieu et place de deux lignes de métro et d’une première ligne de tramway, nous aurions pu bénéficier aujourd’hui d’un réseau de plusieurs dizaines de kilomètres. Nous avons hérité de cette erreur, en même temps que de la dette de Tisséo.

Il reste que la nouvelle mouture du projet de révision du Plan de déplacements urbains (PDU) demeure un objet d’inquiétudes. Cette version, qui résulte de la renégociation du projet entre les collectivités, aboutit à un plan assez ambitieux, mais nettement moins satisfaisant que le précédent projet arrêté sous la présidence de Tisséo par Stéphane Coppey.

L’enjeu majeur que représentent les transports ne doit pas détourner notre regard des autres défis que nous avons à relever dans la lutte contre le changement climatique. Et l’énergie en fait partie. C’est d’ailleurs le sens de la demande formulée par Régis Godec lors du dernier Conseil municipal, afin que notre collectivité signe le Pacte de Mexico. Les 138 maires de 43 pays différents (avec des Villes telles que Los Angeles, Buenos Aires ou Paris) qui s’y sont réunis n’ont pas attendu le sommet de Cancun pour s’engager à réduire localement les émissions de gaz à effet de serre. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime en effet que la consommation d’énergie dans les villes représentera 73% du total à l’horizon 2030. Par ricochet, leur part dans les rejets de carbone globaux pourrait s’élever à 76% à l’horizon 2030. Ce qui confirme si besoin était que nos agglomérations constituent le niveau d’action pertinent et crucial.

En signant ce pacte de Mexico, Toulouse s’engagerait donc à rendre mesurables et vérifiables les résultats de notre action.
En tous les cas, à Toulouse et au Grand Toulouse, les élus écologistes continueront à peser pour que nos collectivités s’engagent résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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