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Japon : 2ème plus grave accident de l’histoire du nucléaire après Tchernobyl

A Fukushima, une explosion d’hydrogène a eu lieu. Le toit et les murs du bâtiment du réacteur sont effondrés.

C’est d’ores et déjà la 2ème plus grave catastrophe depuis Tchernobyl.

L’heure est a la mobilisation de tout ce qui est possible pour tous les japonais victimes du tremblement de terre et du tsunami ainsi qu’à l’intervention internationale pour faire face à une catastrophe nucléaire gravissime, mais c’est très violent pour nous, écologistes.

Lorsque nous faison face au scepticisme, voire aux railleries, sur le risque nucléaire, nous ne voulons qu’une chose au fond : avoir tort.

Aujourd’hui, en tant qu’écologiste, et citoyen avant tout, je ne peux qu’apporter tout mon soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon.

Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.

Suite au séisme et au tsunami, les réacteurs concernés se sont arrêtés automatiquement. Sur le réacteur de Fukushima Daiichi 1, le système de refroidissement de secours ne s’est pas enclenché provoquant une difficulté à refroidir le réacteur et une surpression majeure.
Une explosion probablement d’hydrogène s’est produite entraînant l’effondrement du toit et des murs. Le réacteur serait partiellement en fusion.
Cet accident illustre dramatiquement ce qu’il se passe quand les circuits de secours ne marchent pas en cas de panne d’électricité.
Ce n’est pas le séisme qui a engendré directement l’accident mais bien un dysfonctionnement du circuit de refroidissement de secours.

Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire, mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro.

Soulignons la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français pour lesquels l’ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. »

Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.

Europe Ecologie Les Verts demande que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées, et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain, soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.

On peut repenser à cet instant à nos amis Verts japonais au Congrès des Verts mondiaux au Brésil pointant sur une carte les failles sismiques et les localisations des centrales, et à notre impuissance...

Et les "petits combats locaux" des cantonales prennent dès lors une gravité insoupçonnée...

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