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Pollution de l’air : nouvelles connaissances sur les particules de l’air ambiant et l’impact du trafic routier

La pollution de l’air est un fléau.
Il s’agit d’un des problèmes sanitaires majeurs de notre temps, responsable selon les estimations de Santé publique France d’environ 48 000 morts annuelles, soit la troisième cause de décès dans l’Hexagone derrière le tabac et l’alcool.
En Europe, selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la pollution aux particules fines (les PM2,5 de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) cause même chaque année 422 000 morts prématurées. Sans compter les risques de long terme, désormais bien documentés, sur la santé pulmonaire et cardiovasculaire voire neurologique liés à l’exposition chronique à un air vicié, et lors des pics de pollution comme en connaissent régulièrement les grandes villes françaises dont Toulouse.
Rendu public ce mardi, le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) « Particules de l’air ambiant extérieur », une revue de la littérature scientifique sur les effets sanitaires des particules fines, n’a donc rien de révolutionnaire. Cependant, par sa robustesse méthodologique – 160 études chez l’humain et l’animal publiées entre 2013 et février 2016 ont été prises en compte par des experts indépendants –, il apporte un regard global et inédit sur les conséquences délétères de la pollution atmosphérique pour la santé humaine dont s’alarme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis plusieurs années.
Concernant les sources d’émission de particules fines, l’agence pointe du doigt le trafic routier comme l’une des principales sources ayant des conséquences négatives pour la santé.
L’Anses démontre qu’il ne suffira pas de généraliser les filtres à particule fine ou des technologies plus propres de voitures.
Elle préconise une réduction drastique de 20 à 25 % du trafic routier à l’échelle des grandes agglomérations d’ici 2025.
Qu’en est-il à Toulouse ? Le plan Mobilités de Jean-Luc Moudenc prévoit au contraire une hausse de ce trafic routier de 17% !
Face à ce chemin de l’asphyxie, il est temps à Toulouse de proposer celui de l’écologie, basé un autre modèle de développement des mobilités : le renforcement des transports en commun, des modes actifs de transports comme la marche à pied et le vélo, ou encore le télétravail.
C’est un enjeu de santé et donc de sécurité publique.

https://www.anses.fr/fr/content/pollution-de-l’air-nouvelles-connaissances-sur-les-particules-de-l’air-ambiant-et-l’impact?fbclid=IwAR1CicfRE53b0yMEGB4QmQsmgn0GMKfXvr5mdz2LpLpcQNpNFkGNpVI48QQ#.XS1ynzBbmKg.facebook

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