Élu Écologiste à Toulouse

Quand la récupération politique menace la République

Quentin Deranque est mort.
Rien, absolument rien, ne justifie qu’on soit frappé à mort.
Je pense à sa famille, à ses proches.

Mais dans ce moment grave, une exigence doit s’imposer :
la vérité, la justice, et la responsabilité.

L’enquête est en cours. Elle doit aller à son terme, sans pression, sans récupération.

Car ce que nous voyons depuis quelques jours est profondément préoccupant.
Ce drame est instrumentalisé. Les faits sont déformés.
Les mots sont utilisés non pour éclairer, mais pour accuser, opposer, attiser.

L’extrême droite déploie une stratégie désormais bien connue : exploiter l’émotion, désigner des ennemis, imposer son récit.

Et, fait grave, une partie de la droite reprend ces codes. Elle valide des amalgames, brouille les repères, et installe l’idée que des forces politiques républicaines seraient responsables de cette violence.

Je le dis clairement : c’est une faute.

La violence politique doit être condamnée sans ambiguïté.
Son instrumentalisation est elle aussi dangereuse.

Non, les mots ne tuent pas à la place des coups.
Non, être antifasciste n’est pas être violent.

Être antifasciste, c’est refuser une idéologie qui exclut, hiérarchise et oppose. C’est défendre une société ouverte, démocratique, fidèle à ses principes.

Et je le dis tout aussi clairement : qualifier La France insoumise d’« extrême-gauche » pour mieux l’assimiler à la violence n’est pas anodin.
C’est une stratégie politique.
Une manière de délégitimer une force qui s’inscrit dans le cadre républicain — et, au-delà, de jeter le soupçon sur l’ensemble de la gauche et des écologistes.

Nous pouvons avoir des désaccords. Ils existent.
Mais cela ne justifie ni les amalgames, ni les raccourcis, ni les mises en cause irresponsables.

À l’inverse, banaliser l’extrême droite ou inverser les responsabilités, c’est fragiliser la République.

Nous ne devons pas tomber dans ce piège. Celui de la confusion, de la peur, de la division organisée.

La gauche et les écologistes n’ont pas à se renier sous pression.
Ils doivent rester fidèles à leurs valeurs : la justice, la dignité, la solidarité, le refus de toutes les violences.

Car derrière cette séquence, il y a un enjeu plus large : une stratégie de délégitimation qui vise, à terme, l’ensemble des forces progressistes.

Refusons-là.

Dans une période déjà tendue, notre responsabilité est claire : défendre l’État de droit, refuser les amalgames, ne pas céder à l’instrumentalisation, tenir une parole de vérité et d’apaisement.

Parce que lorsque la politique attise la haine, ce n’est pas seulement le débat public qui se dégrade.

C’est la République elle-même qui vacille.

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Antoine Maurice

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